Projet PARR

Photo prise par Ornella Tannous

PARR est né à l’été 2021, porté par une intuition d’Alexandra Pierre alors qu’elle travaillait chez Relais-Femmes. À ce moment-là, plusieurs projets autour du racisme, de l’intersectionnalité ou de la santé des femmes noires prenaient forme dans les milieux communautaires et universitaires. Pourtant, une chose sautait aux yeux : les écrits, réflexions et savoirs produits par les femmes et personnes non binaires noires et racisées restaient largement absents, peu mobilisés, difficiles à repérer. Non pas parce qu’ils n’existaient pas, mais parce qu’ils étaient invisibilisés.

C’est cette prise de conscience qui a donné naissance à PARR : un projet ancré dans les réalités communautaires, pensé dès le départ comme un espace pour visibiliser, partager et faire circuler les savoirs issus des vécus. Il s’agissait de répondre à un manque, mais aussi de poser un geste politique : créer un lieu où les personnes concernées par les discriminations dans le monde de la recherche partenariale pourraient se retrouver pour identifier les enjeux qu’elles vivaient et développer ensemble des stratégies de résistance individuelles et collectives.

À travers les ajustements, les départs, les arrivées, la pandémie et les réalités mouvantes du communautaire, PARR a grandi avec souplesse et résilience. Nos activités se sont multipliées : des journées en cohorte, des panels, un forum, une retraite, un balado, des outils pédagogiques… Chaque étape a été pensée à partir des besoins exprimés par les participant.e.s. Chaque espace a été construit pour favoriser la confiance, la sécurité, le soin et la transmission. Ce qui est ressorti, avec force et clarté, c’est l’ampleur des violences vécues — invisibilisation, tokénisme, isolement, pour n’en nommer que quelques-unes — mais aussi les impacts de la solidarité et de la communauté.

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PARR project was born in the summer of 2021, sparked by an intuition Alexandra Pierre had while she was working at Relais-femmes. At the time, many projects on racism, intersectionality, and Black women’s health were emerging across both community and academic sectors. However, one thing stood out: the writings, reflections, and knowledge produced by Black and racialized women and non-binary people remained largely absent, overlooked, and hard to access. Not because they didn’t exist — but because they were being made invisible.

This realization gave birth to PARR: a project grounded in community realities, created from the outset as a space to make visible, share, and circulate knowledge rooted in lived experience. It emerged not only in response to a gap but also as a political act — to create a space where those affected by discrimination in collaborative research could come together, identify the challenges they face, and develop strategies for both individual and collective resistance.

Through transitions, arrivals and departures, the pandemic, and the ever-shifting realities of the community sector, PARR has grown adaptable and resilient. Our activities have expanded: cohort days, panels, a forum, a retreat, a podcast, educational tools… Each step was shaped by the needs voiced by participants. Each space was created to nurture trust, safety, care, and the sharing of knowledge. What emerged, loud and clear, was not only the depth of violence experienced — including invisibilization, tokenization, and isolation, to name just a few — but also the transformative power of solidarity and community.

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